Réunis à Addis-Abeba pour la 39e session ordinaire de l’Assemblée des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine>, les dirigeants africains ont placé la question de l’eau et de l’assainissement durable au centre des priorités pour 2026. À cette occasion, le président burundais Évariste Ndayishimiye a été élu président en exercice de l’organisation pour l’année à venir.

Le sommet, qui s’étend sur deux jours, a été ouvert par le président sortant, João Lourenço, lequel a souligné le caractère crucial de l’accès à l’eau pour le développement économique, la santé publique, la sécurité alimentaire et la stabilité du continent. Il a invité les États membres à coordonner leurs actions afin de garantir un approvisionnement durable et des infrastructures d’assainissement fiables.

Le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, a insisté sur le lien étroit entre gestion de l’eau, paix et développement. Selon lui, la maîtrise durable des ressources hydriques constitue un levier essentiel pour l’industrialisation, la modernisation agricole et la production énergétique, conformément aux ambitions de l’Union africaine dans le cadre de l’Agenda 2063.

Intervenant lors des travaux, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a plaidé pour une Afrique plus proactive sur la scène internationale, mettant en avant l’innovation et la souveraineté technologique, notamment à travers des initiatives liées à l’intelligence artificielle en Éthiopie.

De son côté, le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, António Guterres, a appelé à un renforcement du partenariat entre l’ONU et l’UA afin d’appuyer la sécurité et le développement durable en Afrique, tout en soutenant une représentation africaine élargie au Conseil de sécurité.

Le nouveau Bureau de l’Assemblée pour 2026 sera présidé par le Burundi, avec le Ghana comme premier vice-président, la Tanzanie comme deuxième vice-président, un troisième vice-président à désigner pour l’Afrique du Nord, et l’Angola comme rapporteur.

Les discussions se poursuivent autour des enjeux liés à l’eau, à l’assainissement et aux questions de paix et de sécurité, mettant en lumière l’importance stratégique de la gestion des ressources hydriques pour l’avenir du continent.