L’honorable Armelle Akpassonou est entrée dans la quatrième des cinq commissions permanentes de l’Assemblée nationale. Elle y a été élue mercredi 11 février 2026 à Porto-Novo, lors de la mise en place des organes dirigeants de l’institution.


Élue dans la 22ᵉ circonscription électorale, Armelle Akpassonou est désormais deuxième rapporteur de la commission 4, chargée de l’éducation, de la culture, de l’emploi et des affaires sociales. Elle siège aux côtés des honorables Éléonore Yayi, Victor Hounsa, Armand Gansè et Jeanne Tchanati. Ces députés occupent respectivement les postes de présidente, vice-président, premier rapporteur et secrétaire. Il s’agit pour elle d’une première expérience en tant que députée élue à l’Assemblée nationale.

L’honorable a déclaré que « c’est un honneur et une responsabilité majeure » de siéger au sein d’une commission dont les domaines d’intervention touchent directement la vie des populations béninoises. « J’aborde cette mission avec humilité, engagement et détermination », a-t-elle ajouté.

Il convient toutefois de rappeler que l’élue n’est pas étrangère à l’hémicycle. Avant son élection, elle y a exercé différentes fonctions. Elle a notamment été conseillère technique du président de l’Assemblée nationale sous la 9ᵉ mandature.


Quid de l’utilité des commissions permanentes ?

Selon l’article 29 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, une commission permanente est un organe technique créé au sein du Parlement pour l’étude des affaires dont il doit connaître. Le Parlement béninois en compte cinq, réparties par secteurs de compétence.


Il s’agit de la Commission des lois, de l’administration et des droits de l’homme ; de la Commission des finances et des échanges ; de la Commission du plan, de l’équipement et de la production ; de la Commission de l’éducation, de la culture, de l’emploi et des affaires sociales ; et enfin de la Commission des relations extérieures, de la coopération au développement, de la défense et de la sécurité.

La dénomination de chaque commission reflète ainsi son domaine de compétence. Conformément aux articles 30 et 37 du règlement intérieur, l’Assemblée nationale peut, pour un objet déterminé, constituer en son sein des commissions spéciales et temporaires. Elle peut également autoriser les commissions permanentes à effectuer des missions d’information sur les questions relevant de leur champ d’action.

Par ailleurs, tout dossier soumis au débat en séance plénière doit avoir été préalablement étudié en commission, conformément à l’article 80 du règlement intérieur. La discussion en plénière porte uniquement sur le texte présenté par la commission compétente.