Le Nigéria prépare un cadre légal pour encadrer l’usage de l’intelligence artificielle (IA) sur son territoire, a annoncé l’Agence nationale pour le développement des technologies de l’information (NITDA).

Le directeur général de la NITDA, Kashifu Abdullahi, a précisé que cette initiative s’inscrit dans le projet de loi sur l’économie numérique et la gouvernance électronique, dont l’adoption par l’Assemblée nationale est prévue pour mars 2026. Le texte vise à renforcer le contrôle des autorités sur l’utilisation des données, des algorithmes et des plateformes numériques, dans un secteur technologique nigérian en rapide expansion.

Selon M. Abdullahi, l’objectif est de créer un cadre réglementaire en amont, plutôt que d’intervenir après coup, alors que l’IA se déploie rapidement dans les services financiers, l’administration publique et le secteur privé. « La régulation ne se limite pas à fixer des règles. Elle consiste à orienter les comportements du marché, de l’économie et de la société pour développer une intelligence artificielle au service du bien commun », a-t-il expliqué.

Le projet de loi entend établir une gouvernance globale pour les technologies émergentes, comblant un vide apparu depuis la publication, en 2024, d’une stratégie nationale sur l’IA. Si elle est adoptée, cette législation ferait du Nigéria l’un des premiers pays africains à disposer d’un cadre réglementaire complet pour l’intelligence artificielle.