L’Autorité du Canal de Suez et l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) ont conclu, dimanche, un accord de financement de 22 millions de dollars destiné à la construction du premier navire égyptien de soutien à la plongée. L’objectif est de renforcer les capacités de sauvetage, de sécurité maritime et d’intervention dans l’un des corridors maritimes les plus stratégiques au monde.

Selon un communiqué de l’Autorité du Canal de Suez, le futur navire, long de 45 mètres et large de 10 mètres, sera construit au Japon conformément aux normes internationales SOLAS. D’un déplacement de 620 tonnes, il pourra atteindre une vitesse de 12 nœuds et accueillir jusqu’à 29 personnes. Il sera doté d’équipements de pointe dédiés aux opérations de recherche, de sauvetage et de plongée.

Le bâtiment comprendra notamment deux chambres de décompression pour assurer la sécurité des plongeurs, des systèmes de traitement des déchets, ainsi qu’un moteur à double carburant diesel–gaz naturel, conçu pour limiter les émissions de carbone durant les opérations de manœuvre et de remorquage.

La signature de l’accord s’est déroulée en présence de la ministre égyptienne de la Planification et du Développement économique, Rania Al-Mashat, et du président de l’Autorité du Canal de Suez, Osama Rabie. Le représentant de la JICA en Égypte, Yamamoto Atsushi, a rappelé que ce projet s’inscrit dans une coopération bilatérale de près de 70 ans, axée sur la sécurisation du trafic maritime international.

Pour l’Autorité du Canal de Suez, l’arrivée de ce navire représente un renforcement majeur des capacités de sauvetage, dans un contexte marqué par des risques opérationnels croissants et des défis liés au transport maritime mondial. Cette initiative complète un programme plus large, incluant l’acquisition prochaine de deux remorqueurs de sauvetage supplémentaires capables de fournir une traction de 190 tonnes.

Cet accord confirme également le rôle stratégique de la JICA dans le développement de l’Égypte. L’agence japonaise a récemment soutenu des projets majeurs, notamment le Grand Musée Égyptien, financé par des prêts concessionnels d’environ 800 millions de dollars.