Le président du groupe Dangote, Alhaji Aliko Dangote, attribue le coût élevé du ciment vendu au Nigéria aux lourdeurs réglementaires et aux taxes qui pèsent sur la production locale, contrairement aux exportations de l’entreprise qui bénéficient d’exonérations fiscales.

Selon l’industriel, l’exportation permet d’éviter des charges telles que 30% d’impôt sur le revenu, 2% de taxe d’éducation, 1% de taxe de santé, 7,5% de TVA et 10% de retenue à la source. Ces économies rendent le ciment nigérian compétitif sur le marché international face à la Turquie, la Russie ou la Chine.

Dangote souligne par ailleurs l’importance de soutenir la production locale pour atteindre l’autosuffisance économique. Plusieurs observateurs relèvent que le système fiscal nigérian favorise paradoxalement l’exportation de produits locaux, exposant des failles structurelles dans l’économie nationale.