Malgré des contrats pétroliers record, l’Algérie peine à diversifier son économie et à moderniser sa gouvernance énergétique. En octobre, Sonatrach a signé un accord de 5,4 milliards de dollars avec Midad Energy pour l’exploration du bassin d’Illizi, promettant une production de 955 millions de barils équivalent pétrole et 125 milliards de m³ de gaz, entièrement financée par la société saoudienne.

Si ce contrat est présenté comme un succès stratégique, plusieurs analystes soulignent que le pays demeure dépendant des hydrocarbures, avec une industrie stagnante et une gouvernance instable. La rotation fréquente des dirigeants de Sonatrach et les promesses non concrétisées de participation locale reflètent cette fragilité.

Avec plus de 93 % des exportations et 40 % des recettes budgétaires provenant des hydrocarbures, l’Algérie reste focalisée sur un modèle extractif, sans stratégie claire de transition énergétique ni investissements significatifs dans les énergies renouvelables. Les observateurs notent que ces annonces spectaculaires masquent un immobilisme structurel, où contrats impressionnants et mise en œuvre réelle ne coïncident pas. Malgré l’ampleur des transactions pétrolières, l’économie algérienne peine à convertir ces accords en croissance durable et sécurité énergétique pour sa population.

Mahussé